On les voit partout dans les rues, n’est-ce pas ? Que ce soit à Tel Aviv, Netanya ou Jérusalem, de plus en plus de monde se lance dans la livraison avec Wolt. Ce qui est fascinant, c’est qu’il n’y a plus de « profil type » : je vois venir dans mon cabinet aussi bien des étudiants que des salariés qui veulent un complément de revenu le soir, ou même des personnes qui font ça à plein temps.
Mais attention, porter le sac bleu ne vous dispense pas de vos obligations. Dès que vous commencez, vous n’êtes plus juste un livreur, vous êtes un **chef d’entreprise**.
L’ouverture de dossier : Pas d’excuses !
La première chose à comprendre, c’est qu’ouvrir un dossier au **Mas Ahnassa** (Impôt sur le revenu) est une obligation légale dès la première livraison. N’attendez pas de voir si « ça marche » ou si vous allez gagner beaucoup avant de vous déclarer.
Travailler sans dossier, c’est prendre un risque inutile face à l’administration.
Mon conseil : L’Ossek Patour pour ne pas payer la TVA
C’est le conseil numéro 1 que je donne à mes clients qui débutent chez Wolt : ouvrez un **Ossek Patour**.
Le gros avantage ?
Vous ne payez pas de TVA (MAAM). Vous ne la facturez pas à Wolt et vous n’avez pas à la reverser à l’État.
C’est une gestion ultra-simplifiée qui vous permet de garder l’intégralité de vos gains (tant que vous ne dépassez pas le plafond annuel, qui est d’environ 120 000 NIS en 2026).
Les impôts (Mas Ahnassa) : Attention au piège du cumul !
C’est là que ça se corse un peu, surtout si vous avez déjà un job à côté.
- Si vous faites uniquement de la livraison, vous payez l’impôt en fonction de vos revenus, tout simplement.
- Mais attention : Si vous êtes déjà salarié, le fisc va additionner votre salaire brut et vos revenus Wolt pour calculer votre tranche d’imposition globale.
En clair : Vos revenus de livreur seront taxés sur votre tranche d’imposition la plus haute. Il faut donc bien anticiper pour ne pas avoir une mauvaise surprise (une dette fiscale) à la fin de l’année lors de la déclaration annuelle.
Le Bituah Leumi : Votre protection
On l’oublie souvent, mais vous devez payer votre assurance nationale en fonction de ce que vous gagnez. C’est ce qui vous couvre en cas d’accident sur la route pendant vos courses. Ne faites pas l’impasse là-dessus, c’est votre sécurité sociale et c’est obligatoire !
En résumé
C’est génial de pouvoir se faire un complément de revenu avec cette flexibilité, mais faites-le « proprement ».
Ce qu’il faut faire :
- Ouvrez votre Ossek Patour
- Gardez bien vos factures d’essence ou de réparation (ce sont des dépenses déductibles)
- Anticipez le cumul si vous avez déjà un salaire
- Payez votre Bituah Leumi