La loi israélienne est l’une des plus protectrices au monde pour les futures mamans. Que vous soyez employeur ou employée, voici tout ce qu’il faut absolument savoir pour éviter les erreurs.
1. Le « blindage » contre le licenciement
Si une employée a plus de 6 mois d’ancienneté, elle est quasiment intouchable :
- Interdiction totale de licenciement, de réduction de salaire ou de temps de travail.
- Pour licencier, l’employeur doit obtenir une autorisation spéciale du ministère du Travail.
En pratique : obtenir ce permis est extrêmement difficile. Il faut prouver que le licenciement n’a strictement aucun lien avec la grossesse.
2. Absences pour les rendez-vous médicaux
La loi accorde 40 heures (pour un temps plein) sur toute la durée de la grossesse pour les échographies et examens médicaux :
- Aucun jour de congé à poser.
- Salaire intégralement maintenu.
- Il suffit de présenter un justificatif médical.
3. Interdiction des heures supplémentaires et du travail de nuit
Dès que l’employée informe son employeur (idéalement dès le 5e mois, mais possible avant) :
- L’employeur ne peut plus lui imposer d’heures sup’ ni de travail de nuit.
- Si elle souhaite continuer, elle doit donner son accord écrit + souvent un certificat médical.
4. Le congé maternité (Hofshat Leida)
26 semaines au total :
- 15 semaines payées par le Bituach Leumi (si elle a cotisé au moins 10 mois sur les 14 derniers).
- 11 semaines non payées mais protégées (congé sans solde).
5. Protection de 60 jours au retour de congé
Dès son retour, la maman bénéficie d’une protection absolue de 60 jours :
- Il est interdit de lui remettre un préavis de licenciement.
- Objectif : lui laisser une vraie chance de reprendre sa place normalement.
6. L’heure d’allaitement (Sha’at Horut)
Pendant les 4 mois suivant son retour de congé maternité, si elle travaille à temps plein :
- Droit de partir 1 heure plus tôt chaque jour.
- Cette heure est entièrement payée.
- Ce droit existe même si elle n’allaite pas physiquement.
💡 Conseil d’expert : En Israël, le droit du travail ne plaisante pas avec la maternité. Que vous soyez du côté de la direction ou de la salariée, la clé reste la communication claire et une bonne documentation. Un dossier bien tenu évite bien des litiges devant les tribunaux du travail.